Les lustres de l’hôtel Sheraton ont abrité pendant 48 heures les travaux d’un atelier crucial de restitution de l’Analyse de l’Environnement du Football Amateur (AEFA). Cet événement d’envergure, parrainé par le président de la Fédération Djiboutienne de Football (FDF) et membre du Conseil de la FIFA, Souleiman Hassan Waberi, marque un tournant dans la stratégie sportive nationale.
L’atelier a réuni un large éventail d’acteurs du ballon rond : représentants des pouvoirs publics, cadres de la fédération, dirigeants ligues régionales, clubs, académies, ainsi que des arbitres, entraîneurs et médias.
Pour animer les débats, deux experts de la FIFA avaient fait le déplacement : M. Malouche, conseiller technique régional de la FIFA, et M. Amir, directeur du département du football amateur de l’instance internationale.
Poser des bases solides pour le haut niveau
Dans son allocution d’ouverture, le président Souleiman Hassan Waberi a rappelé avec insistance que le football amateur constitue le socle indispensable de toute réussite future. « C’est là que les enfants commencent à jouer, où les talents sont détectés, où se forment les futurs joueurs, entraîneurs et arbitres », a-t-il martelé, avant d’ajouter qu’il ne peut y avoir de football de haut niveau durable à Djibouti sans une base solide.
Bien que le pays ait enregistré d’importants progrès ces dernières années — notamment dans les infrastructures, le football féminin, le milieu scolaire et le développement régional —, le patron du football national garde les pieds sur terre : « Nous savons qu’il reste beaucoup à faire ».
Un appel à la responsabilité collective
Face à l’ampleur de la tâche, le numéro un de la FDF a été clair : la Fédération ne pourra pas réussir seule. Il a appelé à une mobilisation générale, qualifiant le développement du football de « responsabilité collective » impliquant l’État, les collectivités, les écoles, les clubs et les partenaires privés.
L’ambition affichée est limpide : permettre à chaque enfant, fille ou garçon, qu’il réside à Djibouti-ville ou dans les régions de l’intérieur, d’accéder à un encadrement de qualité et de développer son potentiel. En invitant les participants à des échanges francs et constructifs, Souleiman Hassan Waberi a conclu sur une note résolument tournée vers l’action : « Nous ne sommes pas ici simplement pour faire un constat, nous sommes ici pour construire des solutions et préparer l’avenir »
